La chair du maître

À mes vieux copains, Jacques Hilaire et Lyonel Guerdès avec qui j’ai souvent discuté le coup.


La vraie vie commence à quinze ans. Dans une île des Caraïbes, ce Nouveau Monde propice à toutes les joies, à toutes les misères, à toutes les découvertes. Celle, surtout, des femmes, à qui on doit tout, la vie, certes, mais aussi cet obscur objet du désir.

« La chaise du maître », Échec et mat. L’homme est ainsi fait, il va sans cesse entre deux points, l’alpha et l’oméga, dans le plus exubérant des désordres amoureux, se croyant libre à l’infini, ce qui peut être fort contestable, mais n’en est pas moins vrai comme est vraie la violence des rapports amoureux, ou celle de la beauté aperçue pure au coin d’une rue, stade suprême d’une vénalité qui n’a rien de déshonorant : l’amour est un métier qui s’apprend.

Ce livre ne tue pas le temps, il réinvente la guerre, celle des apôtres d’Éros, qui préfèrent vivre collé-collé dans les sanglots longs des étés interminables, en risquant corps et biens. L’enjeu est réel : cet âge d’or, berceau de toutes les utopies, annonce-t-il la chute du temps, la fin du paradis ?


AMOUR

DÉSIR

ARGENT