À cet ami d’adolescence que je n’ai pas revu depuis avec qui je discutais de tout des journées entières.

roman-bonsaï
de Dany Laferrière
ISBN: 9782246829065
64 pages
Grasset
Un portrait finalement tragique d’un homme séduisant, cultivé et rejeté par la société.
M. Gérard séduit les femmes. Pourtant, il ne sort déjà presque plus de chez lui quand le narrateur, son voisin, un enfant d’un quartier pauvre de Port-au-Prince, se découvre une fascination pour cette figure mystérieuse, au savoir-vivre exquis et au rare bon goût. Cet ancien professeur congédié d’une école pour jeunes filles l’initie à Baudelaire, Keats et Wagner.
Les ragots fusent. Pour le Pr. Désir, il aurait aimé une belle jeune femme, ou il aurait été épris de la mère d’une élève, à moins qu’il ne soit impuissant. Selon le Dr Hyppolite, un homme l’aurait giflé dans un bar, sans que lui, digne, ne réplique. Tout est énigmatique chez cet homme qui semble vivre dans le malheur. Qu’en est-il réellement de son mystère et de son charme ?
Nous l’apprendrons en suivant le regard du narrateur, cet enfant sensible et intelligent, dans cette nouvelle écrite de main de maître.


Ce que la presse en dit:
Dany Laferrière signe une nouvelle de toute beauté, hypnotique et pleine de charme.
– Le Figaro
Avec les années qui passent, l’écrivain excelle à créer des formes sans cesse plus épurées, fragmentées et bouleversantes. L’esprit d’enfance en bandoulière, et le quartier pauvre de Port-au-Prince dont il est issu toujours à la source. En témoigne ce petit livre limpide de 64 pages, L’enfant qui regarde, une nouvelle aux accents de conte, où Dany Laferrière parvient à rassembler de manière magistrale les motifs qui lui sont chers et qui ont nourri toute son oeuvre : la figure énigmatique du père, la présence forte de la mère, les livres et l’art pour se construire, dans une île caraïbe plombée par la violence et la misère, où l’imagination est le trésor à chérir, la foi en la beauté, le seul remède.
Marie Chaudey, La Vie
Un émouvant micro-roman d’éducation.
L’obs
Avec L’enfant qui regarde, Dany Laferrière dit, en 64 pages, la médiocrité, l’absence, Haïti, l’amour, la relation à la mère… Chapeau !
Le Monde
L’écriture joue de simplicité, composante essentielle du charme puissant de cette lecture.
Le choix des journalistes du groupe Centre France, 5 juin 2023
Éblouissant Laferrière. Même si, depuis tant de livres Laferrière parle de son enfance, l’écrivain se poste légèrement ailleurs pour composer cette succession de tableaux éclairant des zones d’ombre. Que de profondeur entre ces lignes, tant sur la position de l’intellectuel que sur la médiocrité ambiante, les figures absentes, le panier de crabes haïtien, l’amour, la relation à la mère ! Et tout cela en 64 pages… Il faut avoir beaucoup regardé, beaucoup pensé. Mais, surtout, il faut savoir écrire comme M. Dany
Le Point
Entre Baudelaire et Wagner, Dany Laferrière (L’Énigme du retour) tisse une leçon d’art de vivre où la transmission de la culture est peut-être la seule à même de panser « l’exil de classe (…) aussi terrible que l’exil politique ». Procédant à pas de loup, l’académicien signe une nouvelle faussement indolente, délicatement tragique. Ou comment s’extirper du collectif panier de crabes de la rumeur et des ragots pour tracer un chemin singulier, devenir un individu, sans esbroufe et avec conviction.
L’express


ROMAN-BONSAÏ
ENFANCE
MENTOR
PORT-AU-PRINCE

