



















Le poème
exil debout
La femme est sortie du poème.
De femmes et d’ailes














Me voilà, avec pour toute fortune au fond de ma poche, les vingt-six lettres de l’alphabet.
D L
Journal d’un écrivain en pyjama →

On a tous nos angoisses. Il faut savoir avec lesquelles on accepte de passer la nuit.
D L
Chronique de la dérive douce →

Les couleurs et les formes racontent ma vie mieux que les lettres.
D L
Grand Intérieur rouge →

Ce tableau m’attire pour d’autres raisons qu’artistiques… Peindre est une cérémonie mystique et regarder, c’est participer.
D L
Grand Intérieur rouge →

On est vraiment mort quand il n’y a personne pour se rappeler notre nom, sur cette terre.
D L
La fête des morts →

Je ne suis pas un maître. Un maître, ça a fini d’apprendre.
D L
Écrire permet de mieux lire
(La Presse, 2017) →

La vraie richesse d’un homme ce n’est pas ce qu’il possède, mais ce qu’il devient après avoir tout perdu.
D L
La chair du Maître →

Si j’avais le choix je serais un poème plutôt qu’un poète mais n’étant ni l’un ni l’autre je sors dans la nuit avec la détermination d’un parieur fou qui vient de tout miser sur un cheval boiteux.
D L
Dans la splendeur de la nuit →

Pour tout écrivain, il y a une mer d’encre à traverser et cette musique à trouver.
D L
Journal d’un écrivain en pyjama →

L’enfance est un pays en soi.
D L
Journal d’un écrivain en pyjama →

Ma confiance dans la poésie est sans limite. Elle est seule capable de me consoler de l’horreur du monde.
D L
Tout bouge autour de moi →

Ce qui est beau
conteste l’injustice.
D L

Dans mon enfance, j’ai cru que j’étais une anguille, aujourd’hui j’aspire à la souplesse d’une branche nue.
D L
Dans la splendeur de la nuit →

Borges est une métaphore
de la bibliothèque
D L
Autoportrait de Paris avec Chat →

Bukowski a sorti la littérature de l’université pour l’emmener prendre une cuite dans les bars miteux de Los Angeles.
D L
J’écris comme je vis →

C’est Rimbaud qui entreprit un jour de colorier les voyelles, sûrement en se rappelant son enfance qui n’était pas loin. Je parie que d’autres enfants ont joué à ce jeu au fil du temps.
D L
L’alphabet des couleurs →

Il y a bien longtemps un jeune poète de vingt ans avait exprimé le rêve doré d’une ville magique.
D L
Vers d’autres rives →


Malraux avait l’impression que les peintres de Saint-Soleil avaient découvert quelque chose qui rend futile toute agitation face à la mort.
D L
Dans l’œil du peintre primitif →

Il n’y a que les vulgaires
qui souffrent, ceux qui n’ont pas de
style. C’est le contraire du dandy.
Le travail, c’est de trouver la grâce
d’être soi-même.
D L
J’écris comme je vis [La Presse, 2001] →

Certains n’attendent que l’été pour vivre, d’autres n’espèrent que la douceur de l’automne et ses coloris brillants, d’autres encore ne vivent que quand le froid est au plus vif, et d’autres enfin accueillent avec une certaine fièvre le printemps toujours gorgé de promesses.
D L
Fête nationale du Québec, 1997 →

L’au-delà, est-ce ici ou là-bas? Ici n’est-il pas déjà là-bas? C’est cette enquête que je mène.
D L
Pays sans chapeau →

Le monde ne s’arrête jamais,
il change de vitesse.
D L
Dans la splendeur de la nuit →

La pluie est arrivée juste avant l’aube,
et mon angoisse s’est envolée à tire-d’aile, vers le ciel neuf d’un pays inconnu.
D L
Un certain art de vivre →

J’aime le mois d’avril.
La couleur jaune.
Les ciels étoilés.
D L
Chronique de la dérive douce →

Méfiez-vous
du côté gauche
de la nuit
D L
Sur la route avec Bashō →

© Moon Si-yeun (문시연)
Suis-je le seul à avoir un rapport aussi intime avec le temps? D L Sur la route avec Bashō →


Mon intention n’a jamais été
de comprendre le monde
ni de le changer.
Simplement d’y vivre.

Le voyageur revient
un jour ou l’autre sinon
ce n’est pas un voyageur.

Épisode 1 / 20 « Paris, 1983»
Je crois que dans ces moments
de crise aiguë où tout semble
bouger sous nos pas, il est bon
de quitter notre époque.

Ce sentiment de culpabilité qu’on traîne
depuis trois jours pour n’avoir
pas écrit une seule ligne sera l’étincelle
qui fera repartir la machine.






















© Dany Laferrière. Beyrouth sous la pluie







© Archives Dany Laferrière






© Archives Dany Laferrière, Calirose Amelia Tucker, collection particulière.


Dominique Fernandez sur le pont des Arts







© Archives Dany Laferrière.
Lucie Robitaille, collection particulière.






















